Ça fait maintenant un mois que j'ai quitté Montpellier. Le retour est plus dur que je pensais, et pas juste parce que je me suis fracturé la clavicule! (quoique c'est une blessure assez débilitante... ça fait 2 semaines, et j'en ai au moins pour un autre 2 semaines de douleur et attelle). Ici, les choses sont pas mal moins excitantes. Au rhytme infernal des soirées, voyages et méga-soupers se prolongeant tard dans la nuit, s'est substituée la petite routine tranquille au travail parsemée de quelques partys. En fait, si je pouvais faire du sport 4 soirs par semaine comme prévu, je serais certainement plus enchanté de mon quotidien, et certainement plus occupé. On se croise les doigts pour le ok du docteur dans 2 semaines.
Avant de partir, l'université d'Ottawa avait organisé un petit séminaire sur le retour. La participation au séminaire était obligatoire, et je m'en serais bien passé à l'époque. Les intervenants qui nous expliquaient que "le retour peut être difficile; vos amis ne comprendront pas vraiment ce que vous avez vécu pendant l'échange; vous serez peut être un peu déprimés et désorientés". À l'époque, je m'en foutais un peu, et je regardais ma montre constamment, avec l'envie urgente de quitter cette salle.
Quatre mois plus tard, force est de constater que c'est l'université qui avait raison. J'ai bel et bien le 'blues' de Montpellier, et je suis un peu down d'être de retour au pays. Quand un ami demande: "c'était comment ton échange?", c'est une question presque impossible à répondre. C'est une réponse qui prendrait des journées à exprimer. Pourtant, on finit toujours par dire quelques banalités comme: "il a fait beau, c'est une belle ville, et les gens sont géniaux"... et la conversation vire sur un autre sujet. En fait, la meilleure façon que j'ai trouvé de décrire ces quatre mois incroyables tout en restant dans la zone d'intérêt de mon interlocuteur, c'est de dire: "as-tu vu le film 'l'auberge espagnole'? Et bien, mon échange était comme ça!".
Le temps efface toutes les blessures. En attendant, un peu de réconfort dans l'idée que j'ai déjà décidé d'aller faire un saut en Europe l'été prochain pour voir le plus de gens possible! Est-ce que les 4 mois à Montpellier ont fait craquer mon armure?
dimanche 1 juin 2008
vendredi 9 mai 2008
Derniers jours à Montpellier
Je suis déjà de retour au Québec depuis deux jours... ces derniers quatre mois se sont succédés à la vitesse de la lumière! Je retrouve tranquillement mon quotidien ici. Je suis allé à une pratique de ultimate hier soir, et je commence mon boulot à l'université lundi. Avant de conclure sur mon aventure Montpellieraine, je vais raconter sur ce blog la fin de mes aventure en Europe.
La période qui s'est déroulée entre ma fête (25 avril) et mon départ (1er mai) est une sérieuse candidate dans la catégorie: "semaine se déroulant au rhytme le plus effréné dans ma vie". Ce fut un mélange regroupant les célébrations entourant la fin des examens, mon anniversaire, et le grand départ.
Je suis sorti presque tous les soirs. Rentrant à des heures impossibles le matin, mais se levant tôt le matin pour profiter des dernières heures avec les amis. Des journées à la plage, des soirées en boîte, le dernier mardi à l'Australian bar... Le dernier jour, on est rentrés à 4h, et je me suis levé à 9h pour pouvoir tous aller au festival des sports extrêmes de Montpellier. Inutile de dire que j'ai profité des premiers jours hors de Montpellier pour dormir et encore dormir! On a aussi eu droit à un somptueux souper de départ: les Italiennes et Virginie combinant leurs efforts pour faire tout un festin pour les Québécois partant le 1er mai (nous étions 4 à partir).
Ma dernière journée à Montpellier restera sans doute gravée dans ma mémoire à tout jamais. La météo était sublime, et j'ai passé cette journée en compagnie des amis au festival des sports extrême. Ils m'ont tous surpris à la gare: j'étais retourné prendre mes valises à la résidence, et quand je suis arrivé à la gare, c'est un groupe de 20 qui m'attendait, et qui m'a accompagné sur le quai jusqu'à la fermeture des portes. Franchement, ça m'a tellement ému, et ça m'a confirmé que les gens que j'ai rencontré ici sont vraiment sympathiques. À peine une semaine, et ils me manquent tous déjà...

La période qui s'est déroulée entre ma fête (25 avril) et mon départ (1er mai) est une sérieuse candidate dans la catégorie: "semaine se déroulant au rhytme le plus effréné dans ma vie". Ce fut un mélange regroupant les célébrations entourant la fin des examens, mon anniversaire, et le grand départ.
Je suis sorti presque tous les soirs. Rentrant à des heures impossibles le matin, mais se levant tôt le matin pour profiter des dernières heures avec les amis. Des journées à la plage, des soirées en boîte, le dernier mardi à l'Australian bar... Le dernier jour, on est rentrés à 4h, et je me suis levé à 9h pour pouvoir tous aller au festival des sports extrêmes de Montpellier. Inutile de dire que j'ai profité des premiers jours hors de Montpellier pour dormir et encore dormir! On a aussi eu droit à un somptueux souper de départ: les Italiennes et Virginie combinant leurs efforts pour faire tout un festin pour les Québécois partant le 1er mai (nous étions 4 à partir).
Ma dernière journée à Montpellier restera sans doute gravée dans ma mémoire à tout jamais. La météo était sublime, et j'ai passé cette journée en compagnie des amis au festival des sports extrême. Ils m'ont tous surpris à la gare: j'étais retourné prendre mes valises à la résidence, et quand je suis arrivé à la gare, c'est un groupe de 20 qui m'attendait, et qui m'a accompagné sur le quai jusqu'à la fermeture des portes. Franchement, ça m'a tellement ému, et ça m'a confirmé que les gens que j'ai rencontré ici sont vraiment sympathiques. À peine une semaine, et ils me manquent tous déjà...

mercredi 30 avril 2008
Le grand départ

Ma chambre est vide, et trop propre... Je pars demain après avoir vécu 4 mois magnifiques en échange.
Ce qui va le plus me manquer, ce n'est pas la France, ce n'est pas Montpellier, et ce n'est pas le climat méditérranéen. Ce qui va me manquer, c'est le groupe d'étudiants Erasmus que j'ai rencontré et avec qui j'ai partagé tant d'aventures. C'est comme si on était une grande famille élargie. Le soccer du dimanche et du mardi après-midi; les soirées folles à l'Australian le mardi soir; les folles virées dans des villes du sud de la France; les journées passées à la plage entre amis, et les innombrables soupers et autres bonnes bouffes...
La dernière fois que j'ai quitté la France après 4 mois (septembre 2007), je l'ai fait sans regrets, et j'avais hâte de rentrer au pays. Cette fois-ci, c'est une autre histoire. À l'anticipation du retour se mêle une bonne dose de nostalgie; et les adieux sont durs.
On vit tout intensément depuis quelques soirées, et c'est déjà le temps des adieux ce soir. On va surement sortir dans un bar ou en boite pour une dernière fois... Ce qui est le plus dur, c'est que dans certains cas, ce sont des amis que je ne reverrai plus jamais. Fin abrupte.
Au revoir les amis, vous allez me manquer.
dimanche 27 avril 2008
Camping en Corse
24 ans...
C'est mon deuxième anniversaire de suite en France. L'année passée, j'étais sur l'avion en route vers la Normandie, alors que cette année, j'ai fêté mon anniversaire en compagnie de tous mes amis Montpellierains dans un bar du centre-ville. Pour l'occasion, mes amies Adela (qui étudie à Paris), Anna (qui travaille à Vimy) et Alex (en Suisse), sont venus à Montpellier pour me visiter. Anna est née le même jour que moi, mais un an plus tôt, alors on a fêté une fête commune!
Mon échange est déjà terminé. J'ai passé mes cinq examens oraux au cours de la semaine passée, et c'est la fin. Je crois que tout s'est bien déroulé, et je vais aller voir les notes demain au bureau international pour en avoir la confirmation. Les exams étaient comme prévu très faciles, et je ne regrette pas d'avoir délaissé les études au profit des voyages pendant toute la session. Il me reste quatre soirées à vivre à Montpellier, et je compte bien en profiter au maximum. Ça fait deux soirs que je me couche à 4:00 AM, et je crois que mon vieux corps de 24 ans commence à avoir de la misère à suivre.
La Corse
Après avoir rejoint les filles à Toulon en soirée, on s'est embarqués dans un bateau immense en direction de la Corse. Le traversier m'a beaucoup rappelé celui que j'avais pris pour traverser la Manche, et la traversée a duré 9 heures.
La Corse, c'est vraiment une belle destination pour un groupe d'amis qui veulent se promener en camping. Les villes sont charmantes et agréables; les paysages sont à couper le souffle, et le dépaysagement est total. Par exemple: les routes longent un mince escarpement le long de la montagne, avec un précipice donnant sur la mer à gauche, et une falaise à droite. En plus, il faut ajouter que la route est construite en zig-zag, et qu'il est assez fréquent de rencontrer vaches, chèvres ou sangliers après un tournant serré. Notre chauffeur de taxi nous a raconté qu'il avait déjà frappé un sanglier en moto, ce qui lui avait occasionné une fracture du poignet, et une perte totale de sa moto...
Notre voyage en Corse, c'était un voyage camping-randonnée. La tente qu'on avait était en fait une tente pour 3 personnes, mais on a réussi à y rentrer à 4 pendant 5 nuits. C'était assez comique... on a dormi très serré, et quant à moi, il n'y avait qu'une position horizontale qui me permettait d'éviter de toucher aux parois de la tente aux deux extrémités! On a aussi réussi à survivre avec le strict minimum: personne n'avait apporté son kit de camping en Europe. J'ai dormi avec un sac de couchage qui m'avait coûté 10 euros... inutile de dire que j'ai grelotté à plusieurs reprises! On a fait un total de 3 randonnées. La première a été la plus longue, et la plus scénique selon moi: on a suivi le 'chemin des crêtes' à Ajaccio. 9 kilomètres de montagne se terminant par une plage perdue au bout de la pointe.
Côté gastronomique, je vous annonce que le sanglier est un plat excellent: qu'on le mange en saucisson, ou en civet, c'est un pur délice. Mention honorables aussi au fromage de brebis Corse, et au fromage Sarde.
Que de péripéties au cours de ces 6 jours. On a parfois du faire face à des situations non prévues: quand on a voulu prendre le bus de Porto à Calvi, on a été surpris d'apprendre que ce bus ne commence à circuler qu'en période touristique... à partir du 15 mai!! On a fini par prendre un taxi... pour 80km! Finalement, c'était pas si mal. À quatre pour partager la facture, c'était très raisonnable, mais quand même assez drôle! Je suis pas mal content de mes compagnonnes de voyage. Les filles sont super sympa, et on s'est bien amusés tout au long du voyage. Je vais aller les visiter à Québec pour la St-Jean Baptiste cet été, et elles vont venir à Gatineau-Ottawa pour la fête du Canada!

1 - Ajaccio: la capitale, deux nuits
Monter la tente pour la première fois. On a été chanceux: il a plu tout l'après midi, mais la pluie a cessé avant qu'on commence de monter la tente.
2 - Porto: (en bus) une nuit

3 - Calvi: (en taxi!) deux nuits
4 - Bastia: (en train) une journée, et ville du départ
C'est mon deuxième anniversaire de suite en France. L'année passée, j'étais sur l'avion en route vers la Normandie, alors que cette année, j'ai fêté mon anniversaire en compagnie de tous mes amis Montpellierains dans un bar du centre-ville. Pour l'occasion, mes amies Adela (qui étudie à Paris), Anna (qui travaille à Vimy) et Alex (en Suisse), sont venus à Montpellier pour me visiter. Anna est née le même jour que moi, mais un an plus tôt, alors on a fêté une fête commune!
Mon échange est déjà terminé. J'ai passé mes cinq examens oraux au cours de la semaine passée, et c'est la fin. Je crois que tout s'est bien déroulé, et je vais aller voir les notes demain au bureau international pour en avoir la confirmation. Les exams étaient comme prévu très faciles, et je ne regrette pas d'avoir délaissé les études au profit des voyages pendant toute la session. Il me reste quatre soirées à vivre à Montpellier, et je compte bien en profiter au maximum. Ça fait deux soirs que je me couche à 4:00 AM, et je crois que mon vieux corps de 24 ans commence à avoir de la misère à suivre.
La Corse
Après avoir rejoint les filles à Toulon en soirée, on s'est embarqués dans un bateau immense en direction de la Corse. Le traversier m'a beaucoup rappelé celui que j'avais pris pour traverser la Manche, et la traversée a duré 9 heures.
La Corse, c'est vraiment une belle destination pour un groupe d'amis qui veulent se promener en camping. Les villes sont charmantes et agréables; les paysages sont à couper le souffle, et le dépaysagement est total. Par exemple: les routes longent un mince escarpement le long de la montagne, avec un précipice donnant sur la mer à gauche, et une falaise à droite. En plus, il faut ajouter que la route est construite en zig-zag, et qu'il est assez fréquent de rencontrer vaches, chèvres ou sangliers après un tournant serré. Notre chauffeur de taxi nous a raconté qu'il avait déjà frappé un sanglier en moto, ce qui lui avait occasionné une fracture du poignet, et une perte totale de sa moto...
Notre voyage en Corse, c'était un voyage camping-randonnée. La tente qu'on avait était en fait une tente pour 3 personnes, mais on a réussi à y rentrer à 4 pendant 5 nuits. C'était assez comique... on a dormi très serré, et quant à moi, il n'y avait qu'une position horizontale qui me permettait d'éviter de toucher aux parois de la tente aux deux extrémités! On a aussi réussi à survivre avec le strict minimum: personne n'avait apporté son kit de camping en Europe. J'ai dormi avec un sac de couchage qui m'avait coûté 10 euros... inutile de dire que j'ai grelotté à plusieurs reprises! On a fait un total de 3 randonnées. La première a été la plus longue, et la plus scénique selon moi: on a suivi le 'chemin des crêtes' à Ajaccio. 9 kilomètres de montagne se terminant par une plage perdue au bout de la pointe.
Côté gastronomique, je vous annonce que le sanglier est un plat excellent: qu'on le mange en saucisson, ou en civet, c'est un pur délice. Mention honorables aussi au fromage de brebis Corse, et au fromage Sarde.
Que de péripéties au cours de ces 6 jours. On a parfois du faire face à des situations non prévues: quand on a voulu prendre le bus de Porto à Calvi, on a été surpris d'apprendre que ce bus ne commence à circuler qu'en période touristique... à partir du 15 mai!! On a fini par prendre un taxi... pour 80km! Finalement, c'était pas si mal. À quatre pour partager la facture, c'était très raisonnable, mais quand même assez drôle! Je suis pas mal content de mes compagnonnes de voyage. Les filles sont super sympa, et on s'est bien amusés tout au long du voyage. Je vais aller les visiter à Québec pour la St-Jean Baptiste cet été, et elles vont venir à Gatineau-Ottawa pour la fête du Canada!

1 - Ajaccio: la capitale, deux nuits
Monter la tente pour la première fois. On a été chanceux: il a plu tout l'après midi, mais la pluie a cessé avant qu'on commence de monter la tente.2 - Porto: (en bus) une nuit

3 - Calvi: (en taxi!) deux nuits
4 - Bastia: (en train) une journée, et ville du départ
lundi 21 avril 2008
Roadtrip en pays Cathare
Retour de vacances brutal. Je viens de passer 12 jours de congé à me promener un peu partout, et je suis de retour pour les examens. J'en ai 2 aujourd'hui, 2 mercredi et 1 jeudi. Cinq examens en quatre jours, mais je suis pas stressé du tout. J'ai très peu étudié mais je pense que ça va aller. Qui plus est, j'avais des meilleures chose à faire: voyager avec les parents en pays Cathare, et faire du camping avec les amis en Corse. Sur les 14 jours de la "période de révision" j'en ai passé 12 en touriste, entre les plages et les châteaux. Vous pouvez voir à quel point mes exams me stressent quand je prend le temps de blogger au lieu d'étudier...
Première étape du voyage donc, mes parents sont venus me rejoindre à Montpellier il y a deux semaines. Après une nuit de repos, on a loué une voiture, et on a pris la route. Direction: le pays Cathare.
Un peu d'histoire d'abord. Les Cathares, ce sont des hérétiques Catholiques des XIIe et XIIIe siècles. Une variante religieuse qui prétendait s'affranchir de l'institution de l'église et des sacrements. C'est une religion qui a connu un fort développement dans le sud ouest de la France avant de se faire brutalement réprimer par des croisades (pendant lesquelles les églises et villages seront rasés, et les hérétiques -hommes femmes et enfants- seront brulés).
Tout cela pour dire que ces les Cathares ont laissé beaucoup de traces dans l'imaginaire collectif du Sud; à commencer par les époustoufflantes forteresses qu'ils ont bâties sur les sommet de pics rocheux abrupts, en prévision des éventuels assauts des forces royales et religieuses. On a visité cinq des ces châteaux (Aguilar, Quéribus, Peyrepertuse, Puilarens et Montségur)... et on a été estomaqués à chaque fois. Une vue prenante, des constructions en milieu hostile, et un effort humain inimaginable.
À côté des châteaux, c'est vraiment six belles journées que j'ai passées en compagnie de mes parents. Ça a fait du bien de les revoir, et de voyager avec eux. J'étais vraiment content de pouvoir me promener en voiture dans le Sud de la France, parce qu'un véhicule permet vraiment d'avoir accès à plein de sites qui sont autrement inaccessibles à ceux qui dépendent des gares et des gares routières. On a vu la campagne française, des villages perdus et la tranquilité! On a aussi fortement été impressionnés par les phénomènes géologiques. Entre les Pyrénées et les Corbières, les chaînes de montagnes sont vraiment impressionnantes. Des pics rocheux, gorges étroites, grandes vallées et villages coincés dans le creux entre deux montagnes.
On a visité des villes: Narbonne, Carcassonne, Limoux, Béziers et Perpignan. On s'est arrêtés dans de tout petits villages où on a passé des nuits bien tranquilles dans la ruralité du sud. Coup de coeur en particulier au village de Tuchan, au creux d'une vallée, où on a sympathisé avec l'aubergiste et apprécié l'hospitalité. Une mer de vignobles, des multiples rencontres avec le canal du midi (Canal qui relie la Méditerrannée à l'Atlantique), des ruines gauloises, des sites préhistoriques etc... Un voyage riche en culture, et agréablement tranquille.
Après 6 jours sur la route avec mes parents, je les ai quittés à Carcassonne; direction la gare avec mon sac à dos de camping. Après un trajet Carcassonne - Toulon, j'ai rencontré mes amies Gabrielle, Andréanne et Andrée-Anne, et on s'est embarqués pour la Corse! Quant à mes parents, ils ont poursuivi leur boucle dans le Sud de la France, et je les revois ce soir pour quelques jours avant qu'ils reprennent la route du Canada. Sur ce, je m'en vais aux examens. On verra bien en quoi consiste les oraux français!
Et c'est un départ!
paysage typique du Sud Ouest: vignes, arbre en fleur et petite cabane de vigneron
La cathédrale de Narbonne vue du haut du dongeon
le château de Quéribus: "un dé posé sur un doigt"
Peyrepertuse
château de Puilarens
Première étape du voyage donc, mes parents sont venus me rejoindre à Montpellier il y a deux semaines. Après une nuit de repos, on a loué une voiture, et on a pris la route. Direction: le pays Cathare.
Un peu d'histoire d'abord. Les Cathares, ce sont des hérétiques Catholiques des XIIe et XIIIe siècles. Une variante religieuse qui prétendait s'affranchir de l'institution de l'église et des sacrements. C'est une religion qui a connu un fort développement dans le sud ouest de la France avant de se faire brutalement réprimer par des croisades (pendant lesquelles les églises et villages seront rasés, et les hérétiques -hommes femmes et enfants- seront brulés).
Tout cela pour dire que ces les Cathares ont laissé beaucoup de traces dans l'imaginaire collectif du Sud; à commencer par les époustoufflantes forteresses qu'ils ont bâties sur les sommet de pics rocheux abrupts, en prévision des éventuels assauts des forces royales et religieuses. On a visité cinq des ces châteaux (Aguilar, Quéribus, Peyrepertuse, Puilarens et Montségur)... et on a été estomaqués à chaque fois. Une vue prenante, des constructions en milieu hostile, et un effort humain inimaginable.
À côté des châteaux, c'est vraiment six belles journées que j'ai passées en compagnie de mes parents. Ça a fait du bien de les revoir, et de voyager avec eux. J'étais vraiment content de pouvoir me promener en voiture dans le Sud de la France, parce qu'un véhicule permet vraiment d'avoir accès à plein de sites qui sont autrement inaccessibles à ceux qui dépendent des gares et des gares routières. On a vu la campagne française, des villages perdus et la tranquilité! On a aussi fortement été impressionnés par les phénomènes géologiques. Entre les Pyrénées et les Corbières, les chaînes de montagnes sont vraiment impressionnantes. Des pics rocheux, gorges étroites, grandes vallées et villages coincés dans le creux entre deux montagnes.
On a visité des villes: Narbonne, Carcassonne, Limoux, Béziers et Perpignan. On s'est arrêtés dans de tout petits villages où on a passé des nuits bien tranquilles dans la ruralité du sud. Coup de coeur en particulier au village de Tuchan, au creux d'une vallée, où on a sympathisé avec l'aubergiste et apprécié l'hospitalité. Une mer de vignobles, des multiples rencontres avec le canal du midi (Canal qui relie la Méditerrannée à l'Atlantique), des ruines gauloises, des sites préhistoriques etc... Un voyage riche en culture, et agréablement tranquille.
Après 6 jours sur la route avec mes parents, je les ai quittés à Carcassonne; direction la gare avec mon sac à dos de camping. Après un trajet Carcassonne - Toulon, j'ai rencontré mes amies Gabrielle, Andréanne et Andrée-Anne, et on s'est embarqués pour la Corse! Quant à mes parents, ils ont poursuivi leur boucle dans le Sud de la France, et je les revois ce soir pour quelques jours avant qu'ils reprennent la route du Canada. Sur ce, je m'en vais aux examens. On verra bien en quoi consiste les oraux français!
Et c'est un départ!
paysage typique du Sud Ouest: vignes, arbre en fleur et petite cabane de vigneron
La cathédrale de Narbonne vue du haut du dongeon
le château de Quéribus: "un dé posé sur un doigt"
Peyrepertuse
château de Puilarensmercredi 2 avril 2008
La Suisse
Mon échange tire déjà à sa fin - je me suis trouvé un petit boulot de chercheur à l'université d'Ottawa cet été, et je reviens au pays à la mi-mai pour le commencer. À partir de maintenant, presque tous mes jours en France sont alloués à un projet de voyage ou un autre. Ça va être un mois occupé!
Tout ça pour dire qu'il me restait une fin de semaine sans programme, et que j'ai décidé d'en profiter pour aller faire un petit saut en Suisse. Je connais beaucoup de monde de l'université d'Ottawa en échange à Lausanne: Alex, Marianne, JP et Dominic (droit civil) et Marie-Hélène (parlement). La fin de semaine où j'y suis allé, il n'y avait qu'Alex en ville... quel timing! Mais bon, c'était celle là où rien, alors pas de regrets.
Le plan de match consistait en un séjour de 3 jours 2 nuits, et un trajet Genève-Lausanne-Genève (les trains pour la France partent de Genève). Les deux villes sont très belles. J'ai surtout été frappé par l'immensité des paysages. La combinaison lac + montagne au loin est très prenante! J'ai aussi trouvé rafraîchissant l'abondance de gazon dans un milieu urbain. Il y a beaucoup de parcs très agréables. Ça fait changement de la France, où vraiment tout est pavé.
Je crois que je suis en train de devenir un peu trop européen: j'ai laissé mon passeport à la maison même si je devais franchir une frontière internationale. C'était pas une bonne idée... J'ai eu peur un certain moment aux douanes; mais avec un peu d'explications, un permis de conduire québécois, et une carte étudiante, ça a été suffisant!
2 constats sur le coût de la vie:
-1) Le taux de change est de 1 pour 1 avec le dollar canadien. Réaction initiale: 'cool, j'ai mes repères'.
-2) le taux est peut être égal, mais la vie est incroyalement chère (9 francs suisses pour un shawarma! 1.80 francs suisses pour un timbre!).
À Genève, je me suis promené dans la vieille ville, j'ai monté la tour de la cathédrale pour découvrir une vue superbe, et visité le quartier des organisations internationales. J'en ai profité pour suivre une visite guidée de l'ONU à Genève. C'est le 2e centre principal de l'ONU, après le QG de New York. L'ONU à Genève est situé dans le palais qui a anciennement abrité la société des nations entre les deux guerres. De nos jour, on y retrouve le conseil des droits de l'homme, et beaucoup de conférences et de négociations internationales. Très intéressant.
À Lausanne, Alex m'a servi de guide touristique, et on s'est promenés dans la ville qui est très charmante. J'ai aussi rencontré plein de monde dans la cité universitaire. Leur concept d'architecture est vraiment cool. Les étudiants sont divisés en petits appartements mais regroupés sur un même site. Ça fait changement de la résidence universitaire traditionnelle.
Tout ça pour dire qu'il me restait une fin de semaine sans programme, et que j'ai décidé d'en profiter pour aller faire un petit saut en Suisse. Je connais beaucoup de monde de l'université d'Ottawa en échange à Lausanne: Alex, Marianne, JP et Dominic (droit civil) et Marie-Hélène (parlement). La fin de semaine où j'y suis allé, il n'y avait qu'Alex en ville... quel timing! Mais bon, c'était celle là où rien, alors pas de regrets.
Le plan de match consistait en un séjour de 3 jours 2 nuits, et un trajet Genève-Lausanne-Genève (les trains pour la France partent de Genève). Les deux villes sont très belles. J'ai surtout été frappé par l'immensité des paysages. La combinaison lac + montagne au loin est très prenante! J'ai aussi trouvé rafraîchissant l'abondance de gazon dans un milieu urbain. Il y a beaucoup de parcs très agréables. Ça fait changement de la France, où vraiment tout est pavé.
Je crois que je suis en train de devenir un peu trop européen: j'ai laissé mon passeport à la maison même si je devais franchir une frontière internationale. C'était pas une bonne idée... J'ai eu peur un certain moment aux douanes; mais avec un peu d'explications, un permis de conduire québécois, et une carte étudiante, ça a été suffisant!
2 constats sur le coût de la vie:
-1) Le taux de change est de 1 pour 1 avec le dollar canadien. Réaction initiale: 'cool, j'ai mes repères'.
-2) le taux est peut être égal, mais la vie est incroyalement chère (9 francs suisses pour un shawarma! 1.80 francs suisses pour un timbre!).
À Genève, je me suis promené dans la vieille ville, j'ai monté la tour de la cathédrale pour découvrir une vue superbe, et visité le quartier des organisations internationales. J'en ai profité pour suivre une visite guidée de l'ONU à Genève. C'est le 2e centre principal de l'ONU, après le QG de New York. L'ONU à Genève est situé dans le palais qui a anciennement abrité la société des nations entre les deux guerres. De nos jour, on y retrouve le conseil des droits de l'homme, et beaucoup de conférences et de négociations internationales. Très intéressant.
À Lausanne, Alex m'a servi de guide touristique, et on s'est promenés dans la ville qui est très charmante. J'ai aussi rencontré plein de monde dans la cité universitaire. Leur concept d'architecture est vraiment cool. Les étudiants sont divisés en petits appartements mais regroupés sur un même site. Ça fait changement de la résidence universitaire traditionnelle.
jeudi 27 mars 2008
Allez l'OM!
Un autre voyage à Marseille! On est allés à 4 pour voir un match de l'OM (Olympique de Marseille) samedi soir. Comme il faisait beau, et que les filles étaient jamais montées, on en a profité pour passer la journée en ville avant le match et escalader la colline de l'église Notre-Dame de la Garde.
Observations sur le match:
- Marseille venait de perdre un match contre une équipe de 5e division la semaine précédente. Leurs fans n'étaient pas impressionnés: les banderolles sur les grillages du vélodrome étaient affichées à l'envers en signe de mécontentement.
- Marseille s'est pris un but tôt dans le match, et ont finalement perdu 1-0. Comme leur adversaire (Sochaux) est au bas du classement, leurs fans étaient vraiment pas impressionnés. Vers la fin de la partie, les huées abondaient, et les annonceurs se sont joints à la fête en traitant les jouers de 'pédés' et de 'chèvres'... et on dit que les médias à Montréal mettent trop de pression sur les joueurs du Canadien???
- le state vélodrome est pas mal mythique. Il y a une section où les fans chantent et se tiennent debout durant tout le match!
Observations sur le match:
- Marseille venait de perdre un match contre une équipe de 5e division la semaine précédente. Leurs fans n'étaient pas impressionnés: les banderolles sur les grillages du vélodrome étaient affichées à l'envers en signe de mécontentement.
- Marseille s'est pris un but tôt dans le match, et ont finalement perdu 1-0. Comme leur adversaire (Sochaux) est au bas du classement, leurs fans étaient vraiment pas impressionnés. Vers la fin de la partie, les huées abondaient, et les annonceurs se sont joints à la fête en traitant les jouers de 'pédés' et de 'chèvres'... et on dit que les médias à Montréal mettent trop de pression sur les joueurs du Canadien???
- le state vélodrome est pas mal mythique. Il y a une section où les fans chantent et se tiennent debout durant tout le match!
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